[Journée "George Bataille"]
6-7 mai 2004
sous la responsabilité de Sandrine Israël-Jost
 

Georges Bataille a voulu érotiser le savoir et connaître l'érotisme. Le savoir porte chez lui la marque d'un désir transgressant les interdits. D'où une hétérogénéité des champs que sa pensée recouvre (ethnologie, politique, économie, littérature, philosophie, art). Cette hétérogénéité entame les limites de chaque savoir et met au jour le « refoulé » séparant un champ de lui-même : le « sacré », la « part maudite », le « Mal », l'« impossible », l'« informe », autant de synonymes désignant le désir qui joue en l'homme. A la fois sinueuse et tranchée, insistante et arrivant là où on ne l'attend pas, la pensée de Bataille invite à une rigueur attentive et à accéder à la liberté du désir.
"En toute réalité accessible, en chaque être, il faut chercher le lieu sacrificiel, la blessure. Un être n'est touché qu'au point où il succombe, une femme sous la robe, un dieu à la gorge de l'animal du sacrifice."
Georges Bataille, Le coupable.

Projection :

Georges Bataille (André S. Labarthe)
jeudi 6 mai, 19 heures, Aubette
Film d’André S. Labarthe. Avec Vidéo Les Beaux Jours.

Lecture :

Les voix du désir
jeudi 6 mai, 20 heures, Aubette
Lecture par Alice Le Strat et Grégoire Tachnakian d’extraits de Le Bleu du ciel, Madame Edwarda, L'Impossible.

Conférences :

Le style et la prose du monde

vendredi 7 mai, 9 h 30, Aubette
par Marie-Christine Lala

Poésie et communauté
vendredi 7 mai, 10 h 45, Aubette
par Sylvain Santi

L’humour chez Bataille
vendredi 7 mai, 14 h 30, Aubette
par Sandrine Israel-Jost

Histoire d’une page
vendredi 7 mai, 15 h 45, Aubette
par Joseph Cohen