[Historique]
 
Le [parlement des philosophes] est né d’une idée européenne de la philosophie. En 2001, Geneviève Fraisse, alors député européenne, et Gérard Bensussan, nouvellement élu professeur à l’Université Marc Bloch, décident de constituer une instance-carrefour où pourraient se rencontrer l’Europe et l’Université, la philosophie et la cité, la réflexion spécialisée et des publics plus vastes. La Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg s’associent au projet.

En 2002, après l’arrivée de Jacob Rogozinski à l’Université, le [parlement des philosophes] acquiert ses contours actuels. En octobre 2003, Joseph Cohen, alors post-doctorant à l’Université, prend une série d’initiatives et de contacts qui aboutiront au colloque Heidegger et à la venue de Jacques Derrida. Grâce au soutien de la Ville et de la Communauté urbaine de Strasbourg, et dans la mémoire de l’expérience, dix ans plus tôt, du Parlement des écrivains et des « villes-refuges », sa vocation se précise : constituer un espace transitionnel entre les pratiques universitaires et ce qui leur est à la fois proche et extérieur, afin de contribuer à rendre la philosophie à son universalité publique. Il se propose dès lors de promouvoir et d'organiser colloques, journées, rencontres et manifestations diverses s'inscrivant dans cette perspective de multiplication des lieux de parole et de pensée.

A l’automne 2003, les premières initiatives se prennent et le parlement apparaît dans la ville. 2004 voit l’organisation d’un colloque sur « l’exclusion démocratique », la tenue de journées autour d’un auteur, d’une œuvre. Jean-Luc Nancy et Philippe Lacoue-Labarthe deviennent parties prenantes des travaux et de l’expérience du parlement. Jacques Derrida accepte d’en être le président d’honneur lors des trois jours passés à Strasbourg, en juin, à l’initiative du parlement, de la Ville et de la Communauté urbaine de Strasbourg, et de l’Université.

Depuis, trois colloques très suivis ont eu lieu, sur Heidegger, sur les « lumières médiévales », sur Levinas ainsi que de nombreuses journées, rencontres et manifestations diverses (voir « Archives »).

De nombreux projets nouveaux sont en cours – dans la perspective d’associer le public le plus vaste au travail de la philosophie dans sa double exigence de rigueur et d’adresse universelle.