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   8-10 janvier 2009     
Colloque international "Franz Rosenzweig : politique, histoire, religion"
Colloque organisé dans le cadre du Parlement des philosophes et de l'Université Marc Bloch de Strasbourg.
Notre intérêt se centrera sur quelques textes que Franz Rosenzweig, soldat autrichien combattant dans la défense anti-aérienne, a écrits au cours des dernières années de la Première Guerre mondiale sur le front des Balkans (en Macédoine et en Serbie).
L’expérience de la guerre et le départ d’Allemagne contraignent l’auteur de Hegel et l’État (1920) et de L’Étoile de la Rédemption (1921) à penser la transformation de l’ère européenne en une ère planétaire et à expliquer le « passage » de la terre au monde et la rivalité entre les peuples. Il semble nécessaire de pointer aujourd’hui le sens profond de ces textes – dont les trois plus importants de cette période ont été traduits en français (Confluences, Vrin, 2003) – et de montrer dans quelle mesure Rosenzweig est le précurseur et le chef de file de la pensée de l’espace européen et, en général, du processus de globalisation.
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   octobre 2008     
Colloque "Les usages du vivant"
Ces trois journées d’études sont organisées  conjointement par le Parlement des philosophes, l’équipe d’accueil de philosophie 2326 (UMB) et l’Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Sciences et la Technologie (ULP). Elles ont pour objectif de chercher à comprendre les usages spécifiques que les biotechnologies font ou pourraient faire du vivant. Or, comprendre un usage qui fait naître de nouvelles possibilités ne consiste pas simplement à prendre acte d’un développement technologique rendant possible cet usage, c’est aussi et surtout  chercher à décrypter, en amont, quels sont les présupposés théoriques et les représentations idéologiques qui sont en jeu dans l’interprétation et la proposition de cet usage technique, et chercher à évaluer, en aval, quelles sont les implications éthiques, sociétales et existentielles d’un tel usage [...]

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   janvier - mai 2008     
Groupe de lecture "Résister au présent"
La tâche que, d’emblée, nous nous sommes assignés consiste à créer un espace de résistance. Avec, de surcroît, pour seul garde-fou devant l’immensité du problème, qu’au demeurant nous situons sur le seuil du politique, un conditionnement sur un mode binaire : se garder de la nostalgie, fût-elle seulement le sublime proto-évènement à quelque existentialisme ou scepticisme subséquent ; et ne pas céder, ou tout du moins, se méfier de toute «pensée» ou «valeur» dite universelle. Et encore, ces conditions ne sont que pré-détermination méthodique ; tout reste à déterminer. Si, à l’unanimité, nous avons la vague impression qu’une résistance est à mener, nous n’en comprenons bien nous-même ni la genèse, ni la pertinence. Mais qu’est-ce au juste, que résister ? Et qu’entendre par résistance ? [...]

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  17-18  mars 2008     
Journée d'étude "Walter Benjamin : Du droit au mythe ?"
Au début des années soixante-dix, le public français a pu prendre connaissance d’une partie des écrits de Walter Benjamin à travers deux volumes d’œuvres choisies dont l’un était intitulé « Mythe et violence » par son éditeur. Ainsi la réception française était-elle déjà orientée vers ces aspects limitrophes de la pensée politique de Benjamin, mettant l’accent sur des textes révélant des affinités politiques parfois étonnantes – au moins à première vue –, comme dans l’article « Critique de la violence » dans lequel Benjamin n’hésite pas à s’appuyer sur Georges Sorel. En Allemagne, par contre, la découverte de son œuvre est restée longtemps sous les auspices de la Frankfurter Schule, évitant plutôt des rapprochements qui auraient pu mettre trop en doute la compatibilité constante de la pensée de Benjamin avec le projet de la Kritische Theorie, ce qui a valu beaucoup d’attaques à ce monopole d’interprétation présumé. [...]

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   5 décembre 2007     
Table ronde "Philosophie de la frontière, frontières de la philosophie"
La philosophie occidentale s'est toujours présentée comme une discipline frontalière, dans tous les sens du mot. Elle se propose en effet de tracer des frontières, des lignes de démarcation (entre le sensible et le suprasensible, le vrai et le faux, entre la "véritable" philosophie et la sophistique, etc.) : en ce sens, elle témoigne, comme le dira Levinas, d'un "narcissisme ontologique", d'une "allergie à l'Autre". Mais, en même temps, elle se tient à la frontière, au point de croisement de différentes démarches (l'art, la religion, la science, la politique...) et se réclame d'une visée d'universalité qui transcende les différences d'ethnie, de religion, de classe ou de sexe [...]

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   4, 5, 6, 7 Octobre 2007     
Journées d'étude sur l' "Animalité"
L’objectif du colloque est de proposer une approche transversale du thème de l’animal qui rende possible une confrontation entre les différentes façons de l’aborder, en articulant les points de vue littéraires, philosophiques et scientifiques. Trois axes principaux organiseront la rencontre : 1) Le savoir de l’animal : Que dit l’éthologie à propos de l’animal ? L’animal est défini comme le vivant sans langage, sans raison, incapable de rire, qui ne peut pas faire usage de sa main, qui n’éprouve pas le besoin de se vêtir, qui ne connaît pas la pudeur. Mais ces façons de le saisir sont toutes issues du postulat d’une différence originaire avec l’homme : peut-on penser l’animal en faisant abstraction de l’homme ou du rapport à l’humain ? L’éthologie, est-elle consciente d’user du logos, d’une rationalité proprement humaine, pour définir l’animal ?  Et ainsi ne s’écarte-t-elle pas de ce qui serait propre à l’animal ? [...]

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   mars-mai 2007     

Séminaire De l’avenir de nos établissements d’enseignement : formation et révolution
Ce groupe de travail voudrait proposer un lieu de réflexion, un espace de questionnement au sujet de l’avenir de nos établissements d’enseignement. Il s’agira de s’interroger sur la formation à la "culture" dans les institutions ac-tuelles et sur leurs potentialités de transformation intellectuelle et sociale. En quel sens l’institution serait-elle un lieu où se joue la transformation ? Est-elle le lieu où l’on prend partie à la formation ou celui où on la subit ? Faut-il d’abord entendre l’établissement de formation comme "lieu de pouvoir" du savoir, c'est-à-dire comme institution où le savoir est organisé autoritairement, hiérarchisé, sectorialisé, ou bien comme lieu où les savoirs sont remis en cause et ouverts à leur déconstruction ?
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   22-24 février 2007     

Colloque " Guy Debord et La société du spectacle "
Voilà 40 ans qu'éclatait le scandale de Strasbourg : la "conquête" de l'AFGES par un groupe d'étudiants radicaux proches de l'Internationale Situationniste. Cet événement qui allait faire connaître très largement l'existence et les positions de l'IS. Nous voulons, à l'occasion de cet anniversaire, amorcer une véritable réflexion collective sur la pensée de Guy Debord, toujours victime du discrédit et de la censure qui continuent de peser sur la "pensée-68" – et de la réappropriation spectaculaire qui a transformé la notion de "société du spectacle" en lieu-commun du prêt-à-penser médiatique. Le moment est venu de s'interroger sur la portée de sa théorie. Qu'en est-il de sa lecture de Marx? Comment ses déclarations sur la "mort de l'art" s'articulent-elle à la pratique politique et artistique de l'IS et à ses propres films? Qu'en est-il, aujourd'hui, de la critique du spectacle et de la vie quotidienne, alors que s'est dissipé le mythe de la "révolution prolétarienne" qui la sous-tendait? Quel pourrait être l'apport de Debord à l'élaboration d'une nouvelle théorie critique?
Ce sont ces questions -et d'autres encore- dont nous voulons discuter.
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   15 décembre 2006     
Journées d'étude
"L'ordre du monde"
En interrogeant et en problématisant l'ordre dit mondialisé ou globalisé, cette journée voudrait déterminer les possibles enjeux philosophiques de la « mondialisation », entre universalité du marché et paix perpétuelle, entre quête d'un « autre » monde et exploration de nouvelles formes de souveraineté.
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   19 octobre 2006     
Journée d'étude
"Soren Kierkegaard. Figures, paragigmes, récits"
Comment comprendre le Kierkegaard « poète du religieux » ? Et comment penser les fictions, narrations, personnages et pseudonymes dans leur rapport impossible au concept ?
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   2-3 juin 2006     
Journées d'étude
"Qui est européen ?"
« Qui est Européen ? » Impossible aujourd’hui d’évacuer le ton policier d’une telle question. Mais encore, la réponse policière, violente et évidente, s’impose massivement : est Européen l’homme ou la femme qui peut montrer son passeport européen. Le reste n’est que torture intellectuelle et inutile. Ne nous reste-t-il que le silence aveugle de la pratique ? Encore : la philosophie du vingtième siècle nous a enseigné la méfiance du qui et du quoi. Ne nous reste-t-il que le silence de la théorie ?
Dans le deuil conjugué de la pratique et de la théorie, des voix proposent d’avancer de bric et de broc, avec quelques pratiques de paroles découpées dans les lambeaux de l’esprit logique. Une première idée, vague : l’Européen fait une indigestion d’histoires. Mais l’histoire efface une caractéristique de l’Européen : il est partout, mondialisé. C’est la géographie que nous voulons fréquenter, cette écriture de la terre qui inscrit et circonscrit l’Européen et l’Europe. Plus précisément : bricoler un radeau géographique et imaginer quelques vignettes ou projections de l’Europe et de l’Européen.
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   4-6 mai 2006     
Journées d'étude
"Communauté"

Comment relancer, aujourd’hui, la question de la communauté si ce n’est en tant que « communauté sans fondement » ? Comment est-il encore possible de se fier, en effet, à l’insistance et la résistance de ce terme dans la question du politique, sinon en cherchant à se placer au-delà ou en deçà des mythes et des idéologies qu’elle laisse immédiatement surgir ? Mais alors comment reconsidérer l’histoire de cette notion sans courir le risque de paraître donner dans ce geste même une signification à nouveau surchargée du terme « communauté » ? Dans quelle mesure, ainsi, est-il possible de retenir la force du désir qui a toujours accompagné ce mot sans qu'aussitôt ce désir ne se traduise dans la violence d’un remplissage de sens ?
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   14-18 février 2006     
Colloque international
"Ethique, politique, philosophie. Emmanuel Levinas dans le siècle à venir"
La philosophie d’Emmanuel Levinas a emporté une repensée foncière de l’être, de ses catégories et de son rang. C’est une conception inédite et inouïe de la subjectivité qui en est l’enjeu, en tant qu’elle se structure comme ayant à répondre d’une responsabilité éthique irréductible à ce qu’avaient déterminé les philosophies morales et politiques sous ce vocable. Le colloque voudrait évoquer les « questions » qui viennent après la « réponse » : la nature et le statut de l’éthique selon Levinas, les modalités de son articulation avec la Justice et les requêtes du Tiers, l’exercice même de la philosophie, sa pratique et son écriture, après le dé-dire lévinassien. Il se demandera à quel avenir peut bien être promise une pensée si radicale et si audacieuse, d’un siècle à l’autre.
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   décembre 2005 - mai 2006     
Groupe de lecture
"De l'avenir de nos établissements d'enseignement"

En partant d’un texte de Nietzsche, dont nous empruntons le titre pour notre séminaire, mais aussi, en suivant un héritage philosophique quant à la question du savoir et de sa pratique, nous voudrions proposer, à toutes personnes intéressées, un lieu de réflexion, un espace de questionnement au sujet de l’avenir de nos établissements de formation.
Par une lecture de ce texte de jeunesse de Nietzsche, nous serons amenés à nous interroger sur la relation de l’université à la pensée, leur rencontre et leur opposition ; la relation entre la connaissance et le travail, mais aussi sur ce qu’il en est des fondements de l’éducation, de la formation en général, philosophique en particulier.
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   10-14 mai 2005     
Colloque international
"Les lumières médiévales. Juifs, chrétiens, musulmans"

A l’heure de la montée des intégrismes, des communautarismes, il est nécessaire, pour la salubrité même de la pensée – par-delà les prises de positions passionnées – de faire retour ou tout au moins de réfléchir sur ce qui est souvent nommé « valeurs occidentales » ou « monde occidental ». Sur quel socle reposent-t-ils ? Les Lumières modernes semblent en être aussi bien l’origine que le fondement, accordant une place centrale à la raison, militant pour une égalité de tous, tout au moins quant aux instruments de connaissance, pour le recul de l’obscurantisme en faveur du savoir. Or, notre modernité n’est-elle pas par-là même hantée pas d’autres lumières, non pas celles du seul savoir mais de la foi ? Les lumières médiévales, fondant la raison sur la Révélation, qu’elle soit juive, chrétienne ou musulmane, ne viennent-elles pas hanter notre modernité et par-là même interroger son idéal de transparence, comme en creux de ses « valeurs » trop souvent insues ?
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   30 novembre-5 décembre 2004     
Colloque international
"Heidegger. Le danger et la promesse"

Du 30 novembre au 1er décembre, le Parlement des philosophes réunit à Strasbourg près de quarante philosophes européens et américains pour une session exceptionnelle, qui sera l’une des plus importantes rencontres consacrées depuis des années à la pensée de Heidegger. Pourquoi une telle rencontre aujourd’hui ? Les raisons sont nombreuses : on pense à la révolution philosophique dont il fut l’instigateur (l’une des plus importantes depuis Kant), au « cas Heidegger » et sa compromission avec le nazisme ou encore à l’influence qu’il exerce sur la philosophie contemporaine. Ces six journées nous permettront surtout de mettre la pensée de Heidegger à l’épreuve de notre temps : comment penser la fin de l’histoire et l’Europe, la religion et l’humanisme, la mondialisation et la technique, le statut des valeurs et le nihilisme ? Avec lui et même contre lui, comment penser Heidegger aujourd’hui, ses dangers et ses promesses ?
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   7-9 juin 2004     
Rencontre avec Jacques Derrida
" Ce qui m'a, depuis le commencement, appelé à Strasbourg, attiré vers votre ville, ce qui nous a ici rassemblés, ce qui a fait de mon amour pour cette ville une des bénédictions de ma vie, ce fut d'abord et toujours l'injonction intraitable de la pensée. Rien n'aurait eu lieu, et pour lieu Strasbourg, sans cela, sans cette injonction qui fut aussi un désir de penser et d'écrire, chacun à sa manière, de la philosophie, au sujet de la philosophie mais aussi de la littérature, de la poésie, du théâtre, de la musique et des arts visuels, puis traversant tout cela, puisque c'est de l'amour d'une ville que je parle, d'une métropole qui n'est pas n'importe laquelle en France et en Europe, traversant tout cela, disais-je, il y eut la politique, le politique dont nous reparlerons encore... " (tiré de : Jacques Derrida, Penser à Strasbourg)
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   6-7 mai 2004     
Journées d'étude
"Georges Bataille"
Georges Bataille a voulu érotiser le savoir et connaître l'érotisme. Le savoir porte chez lui la marque d'un désir transgressant les interdits. D'où une hétérogénéité des champs que sa pensée recouvre (ethnologie, politique, économie, littérature, philosophie, art). Cette hétérogénéité entame les limites de chaque savoir et met au jour le « refoulé » séparant un champ de lui-même : le « sacré », la « part maudite », le « Mal », l'« impossible », l'« informe », autant de synonymes désignant le désir qui joue en l'homme. A la fois sinueuse et tranchée, insistante et arrivant là où on ne l'attend pas, la pensée de Bataille invite à une rigueur attentive et à accéder à la liberté du désir.
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   11-13 mars 2004     
Colloque
"L'exclusion démocratique"

L'adhésion à la «démocratie» fait aujourd'hui l'objet d'un consensus presque unanime. Ce qui doit éveiller notre vigilance critique: ne faut-il pas reconnaître qu’en démocratie la domination, les inégalités, l'injustice perdurent sous des formes nouvelles? Ce régime s'est fondé en proclamant l'égalité universelle, le libre accès de tous à l'expression publique et à la décision politique. Pourtant, il tend à exclure un grand nombre de citoyens des lieux de décision où est censée se manifester la volonté «générale»: exclusion, jadis, des prolétaires, des femmes,des «anormaux » et, aujourd'hui, de ceux qui sont désignés comme «immigrés », «clandestins », etc. [...]
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